Dominique Grard : « Les archives ont gagné la visibilité attendue »

Les archives municipales, c’est elle ! Du deuxième étage de l’hôtel de ville, jusqu’au Rize, en passant par le Centre culturel et de la vie associative, Dominique Grard témoigne de l’évolution des archives villeurbannaises depuis plus de 30 ans.
Dominique Grard : « Les archives ont gagné la visibilité attendue »

Un long parcours à la ville de Villeurbanne, un départ à la retraite qui se profile : Dominique Grard, responsable des archives municipales, revient sur les étapes clés de ce service public installé depuis 11 ans au Rize. « Lorsque j’ai débuté à Villeurbanne, en tant que documentaliste, en 1982, il y avait des archives consultables dans la salle de la bibliothèque, au deuxième étage de l’hôtel de ville, mais pas encore de service d’archives constitué ; une nuance de taille, car il a fallu tout créer », resitue Dominique Grard. C’est en 1988 que la bibliothèque municipale quitte la mairie pour s’ancrer dans le bâtiment de l’architecte Mario Botta : la Maison du livre, de l’image et du son. Les archives précèdent le mouvement et s’installent au sous-sol du Centre culturel et de la vie associative. Dominique Grard les organise alors selon le plan de classement national et ouvre une salle de consultation de documents : « Les plans et cartes sortent enfin de l’ombre. Les habitants et les étudiants se familiarisent avec ces documents, plus que centenaires, aujourd’hui numérisés. Cartes et plans constituent l’ADN de Villeurbanne, avec les délibérations des conseils municipaux, depuis 1790 ! ».

Durant la décennie 1990-2000, l’identité du service des archives se dessine. Cependant, il manque encore de visibilité et de moyens. La responsable rédige alors un projet de service qui annonce le projet du Rize dont la création est décidée par le maire, Jean-Paul Bret, en 2001. Les archives y trouvent naturellement leur place et s’installent dans cet équipement culturel, qui abrite une médiathèque, organise des expositions d’envergure, mobilise des chercheurs, des historiens, des sociologues «Le Rize ouvre ses portes en 2008. Les archives montent en puissance et gagnent la visibilité attendue», note Dominique Grard. A la collecte publique qui concerne l’ensemble des documents municipaux, s’ajoute la collecte privée, enrichie des dons de 150 personnes et associations. « Je me souviens particulièrement du don de la petite-fille du maire Lazare Goujon, une histoire passionnante! Ou encore de celui de François Ménétrier, militant associatif villeurbannais », ajoute-t-elle.

Dominique Grard : « Les archives ont gagné la visibilité attendue »

 

La création du site internet Le Rize +, en 2014, offre une source considérable d’informations, accessible à tous, sur l’histoire industrielle, ouvrière, politique, culturelle ou sportive de la ville.  Plus de 6000 requêtes confirment l’intérêt des Villeurbannais pour l’histoire de leur ville et les archives municipales y tiennent le premier rôle…

 

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