La Métropole adopte son nouveau PLU-H

La révision du Plan local d’urbanisme tenant lieu de programme local de l’habitat (PLU-H) de la métropole de Lyon a été votée ce lundi 13 mai lors du conseil métropolitain. Le maire de Villeurbanne est intervenu sur ce dossier durant la séance.
Urbanisme : les Gratte-Ciel

La procédure de révision avait été lancée en 2012. Elle a fortement mobilisé les élus et services métropolitains et municipaux, mais également les habitants. Le PLU‐H, soumis au vote du conseil de la Métropole lundi 13 mai, traduit en droit des sols le modèle de développement de la métropole de Lyon fondé sur un équilibre visant à renforcer son attractivité économique, et à continuer ainsi à créer des emplois sur le territoire, à abriter et à loger les Grands Lyonnais dans un cadre de vie préservé et de qualité tout en répondant aux enjeux climatiques. Il délimite les secteurs constructibles et définit leur destination, les formes que doivent prendre les constructions et les exigences qu’elles doivent respecter, les zones naturelles ou de paysages à préserver ou à développer.
Le PLU-H de la Métropole est le premier de France de par son ampleur, par le nombre d’habitants et de communes concernés. C’est avant tout la traduction du projet métropolitain que ce document rend possible et cohérent.

Jean-Paul Bret : « Rendre la métropole riche de ses territoires »

Jean-Paul Bret, maire de Villeurbanne et vice-président de la Métropole, est intervenu au cours de la séance pour s’interroger : « Le PLU-H est un l’outil d’un projet politique pour le territoire. Mais de quel territoire s’agit-il ? À la fois le territoire métropolitain pris dans son ensemble et également le territoire de chacune des communes. Cela signifie que le PLU-H est un outil intercommunal qui doit prendre en compte les projets des villes et en même temps les inscrire dans un sens commun, dans des enjeux métropolitains ». Pour lui, ce document ne doit pas « décliner un projet métropolitain sur les territoires communaux mais bien au contraire, élaborer un projet métropolitain à partir des territoires et des projets communaux. Rendre la métropole riche de ses territoires (j’ai très souvent eu l’occasion de le rappeler), cela signifie aussi que ce projet métropolitain devra être porté et accepté par toutes les communes. Le choix porté par ce PLU-H, au regard du défi environnemental, d’éviter l’étalement urbain, conduit à organiser la mise en œuvre de l’objectif démographique de plus 150 000 habitants entre 2010 et 2030, dont plus de 60 000 habitants pour les villes centres.  À Villeurbanne, nous vous pris pleinement notre part dans cet objectif en identifiant des gisements de constructibilité correspondant à la réalisation de plus de 19 000 logements supplémentaires sur cette période ».
Jean-Paul Bret estime que « cette croissance démographique n’est envisageable que si elle est accompagnée en termes d’investissement public : investissement en matière de transport, d’investissement dans les espaces publics et les espaces de respiration, d’investissements en termes d’équipements municipaux (scolaires, petite enfance, sportifs) ». Pour Villeurbanne, « cela se traduit par des emplacements réservés pour de nouveaux parcs (plus de 6,5 hectares réservés), 16 hectares d’espaces non construits dont nous avons décidé de geler l’urbanisation. Cela se traduit par le renforcement des zonages de protection de l’environnement des espaces naturels 170 ha passés à 200 ha, par le renforcement des protections de boisements. Cela se traduit également par un effort particulier sur la valorisation des patrimoines urbain, architectural et paysager pour respecter l’identité des quartiers : 200 bâtiments protégés, contre 50 aujourd’hui, le doublement de la superficie protégée au titre des secteurs patrimoniaux ».

« Éviter de repousser les populations les plus fragiles aux marges de notre métropole »

Le maire de Villeurbanne a également rappelé que l’on « doit avec le PLU-H promouvoir la qualité urbaine et la mixité sociale », s’attachant à « défendre des objectifs en matière d’habitat : une obligation de production de locatif social à un niveau de 28%, une nouvelle obligation de production d’accession sociale, la création d’une nouvelle servitude de taille minimale des logements s‘imposant sur l’ensemble des secteurs à TVA réduite afin de limiter les petits logements. Construire une ville pour les personnes qui aujourd’hui vivent dans l’agglomération et pour éviter de repousser les populations les plus fragiles aux marges de notre métropole est un enjeu auquel participe aussi le PLU-H. Cela suppose de maîtriser les évolutions du coût du foncier. Le PLU-H ne peut à lui seul répondre à cet objectif, il faut mettre en place les outils, techniques et financiers, d’une véritable politique foncière, à travers par exemple la création d’un office foncier solidaire. La mixité sociale est une priorité, la mixité des fonctions urbaines également ».

> Plus d'informations sur le site de la Métropole.

 

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