LGB Scop : Une équipe qui joue collectif

Ils ont sauvé leurs emplois. Du dépôt de bilan au passage en Scop (Société coopérative et participative), il y a plusieurs pas que les salariés de LGB ont franchis avec succès.
LGB Scop : Une équipe qui joue collectif

Du cran, de la détermi-nation et un bel esprit d’équipe. C’est ce qu’il a fallu à huit ouvriers de la société LGB (spécialisée dans la fabrication de machines-outils de haute précision), pour rebondir, après le dépôt de bilan de leur entreprise, en novembre 2015. L’histoire aurait pu s’arrêter là mais c’était sans compter sur ces huit hommes qui se connaissent depuis 30 ans, décidés à ne pas baisser les bras pour sauver leurs emplois. « Un d’entre nous avait vu un reportage sur les Scop, sociétés coopératives et participatives, et on s’est dit : pourquoi pas nous ? », se souvient Christophe Brunet, entré en 1996 chez LGB, à la réception de colis, devenu tôlier, peintre, responsable du service après-vente et dernièrement, élu gérant de la Scop par ses collègues.

LGB Scop : Une équipe qui joue collectif

 

Pour comprendre la nouvelle page écrite dans le quartier Saint-Jean, il faut passer par un bref retour dans le temps. Au début était LGBricaud, petite entreprise créée par la famille Bricaud, il y a 65 ans. En 1989, la société, reprise par les deux fils, s’installe allée du Mens, d’où elle n’a pas bougé. LGB emploie alors 40 salariés. Les années 2000 signent la fin de la belle époque, la société est vendue et la situation se détériore. De choix contestables en gestion hasardeuse, le tout sur fond de crise, LGB dépose le bilan. Une société en propose alors le rachat pour 50000 euros, annonçant vouloir garder seulement 4 personnes. Et c’est là que l’histoire de la Scop commence. « On était huit à se mobiliser contre la vente. On a proposé de racheter nous-mêmes, monté le dossier, reçu l’aide de l’Union régionale des Scop, un prêt d’une banque coopérative et c’était parti. On a eu de la chance! », résume Christophe Brunet. En mars 2016, la reprise est faite et la fabrication de rectifieuses, machines-outils utilisées dans l’industrie, repart. La plupart des sous-traitants ont suivi et les clients aussi. Dès la première année, le bilan était positif. « Ce modèle existe peu dans le domaine industriel, mais une Scop est une entreprise à part entière. Sauf que c’est nous qui nous occupons de tout, les décisions sont collectives, les bénéfices partagés et les salaires égaux », ajoute le gérant, qui se charge de la partie administrative. Les 7 salariés (un d’entre eux est parti à la retraite) peuvent enfin souffler devant un carnet de commandes européennes qui se remplit et une situation qui a permis d’embaucher deux personnes. Tous les espoirs sont permis pour ceux qui peuvent aujourd’hui se déclarer «fiers d’eux ».

 

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