Une plaque à la mémoire des époux Vansteenberghe

Connus pour avoir accueilli à leur domicile une réunion de Jean Moulin et des principaux chefs de réseaux de la Résistance de la zone Sud, les docteurs Alice et André Vansteenberghe ont compté parmi les résistants les plus éminents de Villeurbanne.
La plaque est dévoilée, le 28 mai 2019, au 3, avenue Aristide-Briand.

Une plaque a été dévoilée mardi 28 mai pour honorer la mémoire d'Alice et André Vansteenberghe. "Ce couple exceptionnel", comme le souligne le maire Jean-Paul Bret, "a pris beaucoup de risques pour la Résistance" durant la Seconde Guerre mondiale. Comme médecins, installés au 3, avenue Aristide-Briand, ils ont soigné de nombreux résistants blessés, octroyé de faux certificats médicaux pour éviter à de jeunes gens de partir au service du travail obligatoire (STO).

Malgré le danger, ils accueillirent chez eux une importante réunion, le 8 mai, 1942, à laquelle participèrent Jean Moulin, Henri Frenay (Combat), Yvon Morandat (Libération), Jean-Pierre Levy et Antoine Avinin (Franc-Tireur) en vue de coordonner les actions de la Résistance pour libérer la France.

 

L'entrée du 3, avenue Aristide-Briand, et la place que Rize+ consacrée aux époux Alice et André Vansteenberghe.

Soupçonnés par les autorités françaises, les époux Vansteenberghe doivent entrer en clandestinité après avoir échappé à une descente de la Gestapo, le 24 avril 1944. Alice sera finalement arrêtée le 5 août 1944. Elle sera torturée, parfois en présence du chef de la Gestapo, Klaus Barbie. Alice témoigna à son procès, en 1987.

La plaque installée au pied de leur immeuble des Gratte-Ciel raconte une partie de leur histoire. Pour aller plus loin, vous pouvez consulter la page que leur consacre Le Rize+

 

Réagissez

blog comments powered by Disqus

A lire aussi