Twirling bâton : Emma Lextrait décroche l'or mondial par équipe

Licenciée depuis 2 ans au club de Villeurbanne Twirling, Emma Lextrait est revenue des championnats du monde de twirling bâton, organisés à Tremblay-en-France en août, avec une médaille d'or par équipe et une 8e place en soliste freestyle senior.
Emma a commencé le twirling bâton à trois ans. © Nicolas Photographe

Emma a commencé le twirling bâton à trois ans. © Nicolas Photographe

Le twirling bâton est une discipline artistique et acrobatique qui combine la danse, la gymnastique et le maniement d'un bâton, et chez les Lextrait, ce n'est pas qu'un sport : c'est une affaire de transmission. La mère d'Emma a présidé le club de twirling de Crest, sa ville natale, et ses deux sœurs ont pratiqué la discipline pendant 15 ans. « Moi, j'ai toujours baigné dedans. J'ai commencé le twirling à trois ans, et la compétition vers 10 ans, même un peu avant », raconte Emma. Avec des écarts d'âge de 7 et 9 ans, les trois sœurs n'ont pas grandi côte à côte sur les tapis, mais les liens sont restés forts. « On a toujours évolué chacune de notre côté, mais parfois ma sœur venait à mes entraînements. J'ai même fait équipe avec l'une d'elles ». Après plusieurs années au club de Crest, elle déménage à Lyon pour ses études et intègre le club de Villeurbanne.

Une passion qui porte ses fruits sur les tapis internationaux

Le palmarès d'Emma parle pour elle : championne de France à Tremblay-en-France en soliste en juillet, puis championne du monde en équipe de France du 6 au 9 août 2026. Avant de décrocher une 8ᵉ place en soliste freestyle senior lors de ces mêmes championnats du monde. « J'ai encore du mal à réaliser qu'il y avait plus de 5 000 Français pour nous soutenir dans le gymnase, je n'ai jamais vu ça. En plus, c'est très rare que des championnats du monde de twirling se déroulent en France. Du coup, j'en ai encore plus profité », raconte Emma.

Des compétitions internationales qu'elle connaît bien

Elle avait déjà participé aux championnats du monde en 2022 à Turin et en 2024 en Suède. Une expérience qui lui a permis de faire cette dernière compétition avec plus de sérénité, « j'ai déjà vécu des compétitions internationales, et avec les années d'expérience, ça change tout », confie-t-elle. Le projet chorégraphique de l'équipe, sur du Lady Gaga, y est aussi pour beaucoup : « On avait un très beau projet, qui m'a permis de ne pas avoir la pression et de prendre du plaisir avec l'équipe. On a pris ce moment-là sans peur, en ayant juste envie de danser », conclut-elle.

 

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