Les élèves célèbrent l’héroïsme au quotidien
5 juin 2026 - Mis à jour le 5 juin 2026
Les collégiens ont pu échanger avec les personnes de l’OVPAR à la fin du spectacle.
Jeudi 21 mai à l’IREPScène, à Villeurbanne, les élèves de 3e du collège Lamartine et un groupe de personnes âgées de l’OVPAR ont présenté le fruit de plusieurs mois de travail commun autour d’un spectacle consacré à l’héroïsme du quotidien. Accompagnés par la compagnie villeurbannaise Zéotrope, petits et grands ont mêlé théâtre, réflexions et échanges dans une aventure artistique intergénérationnelle.
S’engager au quotidien, ça veut dire quoi ?
Au début, les collégiens ne savaient pas trop où le projet aller les mener : « Ils n’étaient pas inspirés. Les projets artistiques, ça ne vient pas des élèves, ça leur fait peur à cet âge-là. Cependant ils se sont rapidement pris au jeu et impliqués dans le projet », avoue Zoé Pariselle, co-organisatrice et professeur de lettre au collège Lamartine. Les jeunes apprentis comédiens se sont alors emparés de la thématique choisie par les enseignants, en lien avec les programmes d’histoire et de français. Ensemble, ils se sont interrogés sur les différentes formes d’héroïsme : celui qui traverse les grandes périodes de l’Histoire, comme la Seconde Guerre mondiale, mais aussi celui qui s’exprime dans des gestes et engagements du quotidien.
De cette réflexion sont nés quatre projets : l’engagement des pompiers volontaires, la lutte contre les fermetures d’usines et les licenciements, l’engagement en temps de guerre et les mobilisations contre les dérives de la fast fashion. « On a appris ce que ça voulait dire vraiment l’engagement », explique Malak Yahiaoui, l’une des élèves ayant participé au spectacle. Une fois les réflexions faites et les thèmes choisis, c’est la compagnie Zoétrope qui s’est occupée d’écrire les textes et de la mise en scène.
Une rencontre entre deux mondes
Pour la première fois, les élèves ont dû travailler avec des seniors de l’OVPAR, qui eux, ont décidé de traiter l’héroïsme au quotidien sous l’angle de la protection de l’environnement. Une collaboration qui a finalement beaucoup plu aux collégiens. Le groupe de l’OVPAR a assisté à toutes les répétitions des jeunes, pour leur donner des conseils et suivre leur travail. « Les élèves ont accepté la présence des personnes âgées avec beaucoup de naturel, […] ils ont des grands-parents ou des personnes âgées dans leur entourage, ils sont à l’aise », explique Zoé Pariselle.
Les ados ont su sortir de leur zone de confort pour accomplir un beau travail sur un thème fort afin de délivrer une belle représentation et de se questionner sur leur avenir.