OPINIONS - Tribunes des partis politiques - Viva n°389 (juin 2026)
9 juin 2026 - Mis à jour le 10 juin 2026
Un été de travail pour préparer l’avenir du territoire
À n’en pas douter, cet été sera studieux pour notre groupe. Depuis plusieurs semaines déjà, nous sommes pleinement au travail dans de nombreuses instances et ravis d’aller à votre rencontre lors des nombreux événements locaux. Attachés à une relation de proximité et au maintien d’un dialogue constructif, nous resterons à l’écoute, disponibles et rendrons compte de l’action municipale dans nos différentes publications, mais surtout lors de nos échanges sur le terrain avec vous. Les prochains mois seront déterminants. Notre groupe va s’investir pleinement dans l’élaboration du plan de mandat qui guidera l’action municipale pour les années à venir. Ce sera la traduction en acte des orientations choisies majoritairement par les Villeurbannaises et Villeurbannais en faveur d’une ville toujours plus juste, protectrice et solidaire. Le travail engagé lors du précédent mandat doit être poursuivi en continuant de redonner confiance en l’action publique, tout en faisant face aux difficultés rencontrées. Et même si de nouvelles réalités complexes émergent dans de nombreux secteurs, notre collectivité a toujours le pouvoir et le devoir d’agir. Nous porterons avec détermination cet engagement à améliorer votre quotidien, tout en préparant l’avenir pour les générations futures. En attendant, nous vous souhaitons un bel été, notamment pour celles et ceux qui pourront profiter des « Invités », puis du traditionnel dispositif « Vivez l’été ». Au programme : des loisirs, de la culture et du sport pour toutes et tous !
Groupe Villeurbanne socialiste, radicale et citoyenne
L'été brûle dès le printemps, nous accélérons.
Il est là, dans nos rues surchauffées, dans nos classes étouffantes. Pour nous, écologistes, cette réalité n'est pas une surprise — nous l'anticipions depuis des années. C'est pourquoi nous faisons le choix d’accélérer les transformations, pour rafraîchir la ville et protéger les plus fragiles. Cet été, les écoles et les crèches sont encore au cœur des préoccupations. Pendant que les bâtiments sont libérés, nous interviendrons massivement : brise-soleils, brasseurs d'air, végétalisation des cours, restructurations complètes pour certains établissements. Le confort d'été dans nos établissements n'est pas un luxe : c'est une nécessité de santé publique. En parallèle, nous poursuivons les rénovations thermiques et le déploiement du photovoltaïque — parce qu'adapter la ville au climat, c'est aussi s'émanciper des énergies fossiles et de leurs soubresauts géopolitiques.
Adapter, c’est aussi repenser les espaces collectifs, remettre la nature en ville, associer les habitants à ces transformations. Les cours d'école végétalisées et inclusives que nous déployons depuis 2021 en sont l'illustration : conçues avec la communauté éducative et notamment les enfants, elles changent le rapport à l'espace, au vivant, au collectif. Face à l'urgence, certains préfèrent attendre ou minimiser. Nous choisissons d'agir, maintenant, et pour toutes et tous
Groupe Les Ecologistes
Défendre le travail, défendre notre modèle social
Le 1er mai n’est pas une date symbolique parmi d’autres. C’est le jour de celles et ceux qui travaillent, qui font vivre services publics, associations, commerces, entreprises, nos villes. Droit du travail fragilisé, remise en cause des protections sociales, recul de l’âge de départ à la retraite : les attaques contre les droits des travailleurs se multiplient. Cette année encore, le 1er mai a été visé par le gouvernement. Derrière l’innocence d’un brin de muguet ou d’une baguette, se cache l’engrenage de la banalisation du travail les jours fériés et dimanches ou en horaires décalés. Cela fragilise le droit au repos, le temps partagé en famille, dans les associations, dans la vie collective. Dans une société minée par les inégalités et l’isolement, le 1er mai est un repère : Les droits sociaux n’ont jamais été des cadeaux, mais des conquêtes des luttes sociales et syndicales. Non à une société où les travailleurs sont une variable d’ajustement ! À l’échelle municipale, nous défendons une ville qui protège davantage qu’elle ne met en concurrence. Une ville qui investit dans des services publics de proximité, qui soutient le tissu associatif, qui agit pour l’insertion et l’emploi de tous quelle que soit leur situation, qui reconnaît pleinement celles et ceux qui font tenir le quotidien collectif. Nous continuerons de porter une gauche attachée à la justice sociale, à la dignité du travail et au respect du temps de vie.
Groupe Génération L’APRES
Une belle saison en demi-teinte…
L’été se profile ! C’est la saison des longues soirées : fêtes de quartier, kermesses, repas associatifs... Autant d’occasions d’entretenir et de créer des liens entre habitants. Pour certains, l’été est synonyme de repos, de vacances. Mais cette joie de vivre n’est pas partagée par tous. Nous pensons à ceux pour qui un départ en vacances n’est pas envisageable, car le budget est trop contraint. L’isolement se fait également ressentir, notamment pour les personnes privées d’emploi dont l’entourage s’éloigne pendant l’été. Le dérèglement climatique assombrit également le tableau pour les personnes les plus fragiles, avec des canicules plus fréquentes, à un moment où les professionnels du soin sont moins nombreux.Nous pensons aussi aux étudiants qui travaillent tout l’été afin de financer leur formation. À l’inquiétude de trouver un logement s’ajoute l’attente des résultats d’admission et d’examens. La période estivale est cruciale pour leur confiance en l’avenir. À Villeurbanne, nous organisons la continuité des services publics tout l’été. Les enfants accueillis à Chamagnieu vont profiter d’activités et d’un environnement plus favorable à leur épanouissement. Ce sera pour certains leur seule destination de vacances, mais avec des souvenirs et des découvertes parfois plus marquants qu’un grand voyage ! Pour notre part, nous restons mobilisés tout l’été et déterminés à mettre en œuvre, avec humilité et conviction, un projet municipal qui ne laisse personne sur le bord de la route.
Émilie Prost, adjointe au maire
Groupe Place Publique
La vie est à nous !
Le 3 mai dernier, nous célébrions les 90 ans de victoire du Front Populaire.
Faut-il le rappeler, depuis le début des années 1920, les organisations de gauche françaises sont profondément divisées. Le PCF, scission majoritaire de la SFIO lors du Congrès de Tours, et la vieille SFIO, minoritaire, s’échangent des noms d’oiseaux : « agents de Moscou » pour les uns, « sociaux-traîtres » pour les autres. De même au sein des forces syndicales, écartelées entre la CGT réformiste, et la CGTU révolutionnaire... Depuis la fin de la Grande Guerre, la moitié de l’Europe a vu se mettre en place des régimes autoritaires d’extrême-droite qui rejettent le parlementarisme, font la chasse aux communistes et appliquent à plus ou moins grande échelle des politiques antisémites. C’est cependant l’arrivée de Hitler au pouvoir en Allemagne en 1933, puis les émeutes des ligues d’extrême-droite le 6 février 1934 à Paris qui sonneront le tocsin pour la gauche française, et la pousseront à une dynamique d’union dans le Front Populaire. Mais la victoire électorale ne se suffit pas à elle-même. Les mobilisations ouvrières qui lui font suite dès le 4 mai, les grandes grèves, avec occupations des usines souvent festives, mèneront finalement à la conquête de la semaine de 40 heures, et des deux premières semaines de congés payés entre autres. En 1936, communistes, socialistes, radicaux et syndicalistes n’avaient pas gommé leurs différences : ils avaient choisi de les dépasser pour répondre à l’essentiel !
Groupe Communiste et Républicain
Télépéage pour le directeur de cabinet, un vote qui pose question
Au conseil municipal de mai, l’exécutif a proposé d’attribuer un badge de télépéage au directeur de cabinet du maire. Cette proposition nous a paru soulever des difficultés règlementaires, un problème politique et un sujet éthique. D’abord parce que l’attribution d’un tel avantage doit être justifié par l’intérêt du service et qu’aucun élément n’a été apporté pour l’expliquer. Où sont les péages à Villeurbanne ? Ensuite, parce qu’elle apparaissait en contradiction avec le règlement intérieur adopté en 2024, qui prévoit que les frais de péage sont remboursés sur présentation de justificatifs. Face à cette incohérence, notre groupe a déposé un amendement simple et constructif visant à mettre la délibération en conformité avec les règles existantes. Notre objectif n’était pas de créer une polémique mais de garantir la bonne utilisation des deniers publics et la sécurité juridique de la collectivité. Pourtant, cet amendement a été écarté. L’exécutif a choisi de modifier le texte au dernier moment, en supprimant à la fois la référence au directeur de cabinet et celle au règlement de 2024, sans permettre aux élus d’exercer pleinement leur droit d’amendement sur cette nouvelle rédaction. Une telle méthode interroge. Pourquoi refuser le débat lorsqu’il porte sur le respect des règles que la collectivité s’est elle-même fixées ? Pourquoi tant d’empressement à attribuer un avantage en nature au directeur de cabinet du maire ? Une démocratie locale vivante suppose que les propositions de l’opposition puissent être examinées loyalement et que le conseil municipal ne soit pas réduit à une simple chambre d’enregistrement. Fidèle à sa démarche d’opposition constructive, notre groupe continuera à défendre la bonne gestion des deniers publics, la transparence, le respect des règles et les droits de tous les élus. Considérant que cette délibération et les conditions de son adoption soulèvent de sérieuses interrogations juridiques, nous avons décidé de saisir le tribunal administratif.
Groupe Villeurbanne Printemps Citoyen
Canicule, MJC : Construire une ville qui protège ses habitant·es
Ce jeudi 28 mai, en conseil municipal, nous avons porté une exigence simple : face au dérèglement climatique comme face à l’affaiblissement de nos lieux d’éducation populaire, la Ville ne peut pas se contenter d’accompagner les crises. Elle doit agir, investir, protéger. Les canicules ne sont plus des épisodes exceptionnels. Elles deviennent plus fréquentes, plus longues, plus violentes. Et ce sont toujours les mêmes qui subissent : les personnes âgées, les enfants, les familles populaires, les habitant·es des quartiers trop minéralisés, celles et ceux qui vivent dans des logements mal isolés, devenus de véritables bouilloires thermiques. Nous défendons une écologie populaire : ouvrir des lieux frais accessibles dans chaque quartier, végétaliser massivement, adapter les écoles et les équipements publics, lutter contre les logements indignes et les bouilloires thermiques. L’écologie doit protéger les corps, les logements, les quartiers et la vie quotidienne. Nous avons aussi interpellé la majorité sur la situation alarmante de la MJC de Villeurbanne, après la pétition “Sauvons la MJC de Villeurbanne”, signée par 2 815 Villeurbannaises et Villeurbannais. La MJC permet l’accès à la culture, au sport, à l’éducation populaire, au lien social, à l’émancipation et au soutien à la jeunesse. La mobilisation des habitant·es montre que la MJC compte pour Villeurbanne. Pourtant, la subvention municipale de fonctionnement ne représente que 135 euros par adhérent à Villeurbanne, contre 370 euros à Bron et 425 euros au Vieux Lyon. Nous demandons donc des moyens financiers nouveaux pour pérenniser les emplois et les activités de la MJC, ainsi qu’une votation citoyenne conformément aux engagements pris sur le droit d’interpellation par le maire. À Villeurbanne, nous voulons construire une ville populaire, solidaire, écologique qui protège contre la chaleur, contre les logements indignes, contre l’abandon des services publics et contre l’affaiblissement des associations.
Groupe Élu.es insoumis.es et citoyen.nes de Villeurbanne
Narcotrafic : La sécurité se construit avec les habitants
L’actualité récente a rappelé avec brutalité que le narcotrafic n’est plus un phénomène marginal dans notre ville. Fusillades, incendies, points de deal installés durablement dans certains quartiers : ces violences inquiètent légitimement les habitants, dégradent le cadre de vie et nourrissent un profond sentiment d’abandon. Face à cette situation, l’État doit pleinement assumer ses responsabilités régaliennes, mais la municipalité doit aussi prendre toute sa part. Car si des réponses fermes sont nécessaires contre les réseaux criminels, elles ne peuvent se limiter à des opérations ponctuelles ou à des effets d’annonce. Le narcotrafic prospère toujours là où les fragilités sociales s’installent durablement : décrochage scolaire, précarité, isolement, manque de perspectives pour les jeunes. Agir seulement après les faits revient à traiter les conséquences sans s’attaquer aux causes profondes. Nous défendons donc une approche globale : renforcer la présence humaine dans les quartiers, soutenir les associations, éducateurs et acteurs de terrain, tout en menant une action déterminée contre les trafics. La sécurité ne se résume pas à des dispositifs visibles. Elle se construit avec les habitants et tous ceux qui accompagnent les familles au quotidien. Être ferme face aux réseaux criminels et ambitieux en matière de prévention est la seule voie crédible pour protéger durablement les Villeurbannais. »
Groupe Cœur Villeurbanne