OPINIONS - Tribunes des partis politiques - Viva n°386 (mars 2026)
26 février 2026 - Mis à jour le 26 février 2026
Merci !
Trouver un mode de garde, se retrouver pour un moment convivial au club des ainés, inscrire son enfant à la cantine pour un repas sain et équilibré, se déplacer en sécurité, aller à un cours de basket à côté de chez soi, bénéficier d’une aide alimentaire si nécessaire, participer à un événement culturel… Cette liste non exhaustive témoigne de l’importance des compétences municipales au quotidien. La population augmente, la ville est de plus en plus attractive, pour entreprendre et pour y vivre, et nous nous en félicitons. Mais ce dynamisme génère des besoins croissants. Villeurbanne investit dans des crèches, écoles, parcs, médiathèque et peut s’appuyer sur l’engagement des 2500 agents municipaux. Au quotidien, votre ville accompagne les plus fragiles, aide au développement des projets associatifs et économiques et crée les espaces de dialogue et de co-construction avec les habitant·es. Les moyens nécessaires se voient pourtant rognés par l’État à chaque nouvelle Loi de finances. Nous continuerons de combattre ces attaques gouvernementales qui entravent l’action des communes, maillons de proximité et souvent derniers remparts quand les autres services publics disparaissent. Pas de place à la résignation pour autant. Nous vous encourageons, quelles que soient vos opinions politiques, à participer les 15 et 22 mars à l’élection des élu·es les plus proches de vous, des personnes qui habitent vos quartiers et qui choisissent de consacrer du temps à rendre la démocratie concrète. À quelques jours de ces échéances qui verront le renouvellement des conseillers municipaux et métropolitains, et pour cette dernière tribune du mandat, nous tenions à vous remercier sincèrement. Vous avez été la raison de notre engagement constant pendant 6 ans, et surtout une source d’inspiration. Les très nombreuses rencontres qui ont jalonné ce mandat ont été des occasions formidables pour avancer ensemble, pour transformer la ville en puisant dans vos énergies, vos idées, vos talents. Merci.
Nous contacter : assistant.groupeLE@mairie-villeurbanne.fr
Groupe Les écologistes
Ce que ce mandat nous a appris
Une récente étude d’OpinionWay consacrée au lien entre les citoyens et le service public a révélé une tension significative : si 74% des personnes interrogées sont satisfaites de la qualité des services publics locaux, 73% estiment pourtant que les moyens restent insuffisants face aux besoins. Nous partageons ce constat. C’est pourquoi nous avons pleinement soutenu un dernier budget local ambitieux, à la hauteur des attentes d’une commune en forte évolution démographique, devenue 16e de France au cours de cette mandature. Durant ces 6 années, la recherche de l’égalité territoriale a guidé notre engagement. Dans cette optique, nous avons œuvré à défendre les services publics – et celles et ceux qui les font vivre - là où ils étaient menacés, ainsi qu’à les développer là où ils étaient insuffisamment présents. Ce volontarisme nous a conduits à reconnaître les limites de nos compétences et, ainsi, à construire des alliances pour agir au-delà des seuls pouvoirs municipaux. Cette méthode exige coopération, patience et humilité, tant les résultats s’inscrivent dans le temps long. Ce mandat, ouvert dans un contexte inédit de crises sanitaires, économiques, sociales, environnementales, nous a rappelé combien l’action publique ne peut se réduire à des choix techniques. Elle repose avant tout sur l’écoute, le dialogue et le respect de la diversité des points de vue. C’est la raison pour laquelle nous avons cherché à démultiplier ces «espaces d’écoute» pour prendre les meilleures décisions dans l’intérêt des Villeurbannaises et des Villeurbannais. À vous qui lisiez ces lignes ou veniez échanger lors des temps forts de notre vie locale, cette dernière tribune est l’occasion d’exprimer notre gratitude d’avoir pu exercer des responsabilités au sein d’une majorité plurielle. Au fil des projets et des rencontres, c’est cet apprentissage humain et collectif que nous avons souhaité partager ici. «Toute société qui prétend assurer aux hommes la liberté, doit commencer par leur garantir l’existence.» Léon Blum.
Nous contacter : assistant.groupeSCV@mairie-villeurbanne.fr
Groupe Socialistes et citoyen·ne·s villeurbannais·e·s
La commune, un enjeu démocratique
Vivre sous un régime démocratique n’est ni acquis, ni immuable. L’arrivée au pouvoir à l’international de régimes autoritaires et le durcissement de l’exercice des libertés associatives et de manifestation en France, nous montrent bien à quel point il faut au contraire travailler à renforcer à nos droits et libertés. Alors que l’Etat peut paraître hors de portée, par quel biais agir pour diffuser les idées d’émancipation, de progrès social, et pour transformer concrètement la société ? Peut-être est-ce un lieu commun, mais la commune est un outil majeur pour proposer des expérimentations de toute sortes et notamment démocratiques, extensibles au reste du pays. En tant que socle de la démocratie locale, au plus proche des habitant·es, elle constitue un lieu de rencontre et de discussions politiques privilégié. Par l’institution, en premier lieu, avec les organes officiels de débat ou autres concertations ; par l’interpellation citoyenne, associative ou syndicale, la vitalité d’une vie associative qui porte des combats à l’ordre du jour et aident à l’éducation politique de tous·tes. Mais aussi par l’attention qu’elle peut porter aux revendications citoyennes pour l’approfondissement de la démocratie, telle que le RIC revendiqué par les Gilets jaunes La commune est un moyen de sortir de l’impuissance collective, si l’on accepte de la voir comme un outil puissant de transformation et pas comme une institution qu’il suffirait de gérer. Les actions que l’on y mène ne sont pas neutres ; elles sont toujours idéologiques. Et pour que le débat sur les orientations locales puisse se tenir, il faut des citoyen·nes éclairé·es. Cela passe par l’enseignement scolaire, les politiques culturelles ; l’éducation populaire qui, en s’appuyant sur les savoirs partagés, augmente l’émancipation collective et les capacités de mobilisation ; et aussi par une presse locale de qualité qui fait vivre les débats, débusque le vrai du faux, et permet de penser librement.
Groupe Villeurbanne Insoumise Ensemble !
Merci
En 2020, nous avons formé ce groupe « Cercle radical et Place publique ». Un groupe original car il est le seul de notre conseil municipal à ne pas être directement adossé à un parti politique ; nos membres venaient de partis différents ou même d’aucun parti. Tous se sont retrouvés dans les valeurs humanistes et républicaines. Dans une assemblée la diversité politique est une force et une richesse. Elle évite la « tyrannie de la majorité » et nous préserve des fausses évidences. Appartenant pleinement à la majorité municipale, nous avons fait valoir une sensibilité singulière – parfois même en décalage – avec les autres groupes de la majorité. À notre modeste échelle, nous pensons avoir œuvré pour la démocratie et sommes fiers du travail accompli. En période électorale, il m’est interdit d’utiliser cette tribune pour faire le bilan de notre action. La dernière tribune du mandat va donc me permettre d’adresser des remerciements. D’abord, aux élus qui ont composé, animé et donné tout son sens à notre groupe : Marwa Abdelli, Mahrez Benhadj, Katia Dubouchet et Frédéric Vermeulin. Chacun a contribué à sa façon à faire vivre la majorité et à faire avancer les politiques publiques municipales. Ensuite, à tous les élus du conseil municipal, et particulièrement aux élus de l’opposition. Leur travail est souvent difficile et parfois ingrat. Il est pourtant au cœur de l’exercice démocratique car il rend possible le débat, la controverse, l’interpellation et même le doute. Bien sûr, il faut reconnaitre que d’aussi bonne volonté soient les élus, leur action repose avant tout sur les agents municipaux. Immense respect à eux. Enfin, à tous les habitants qui s’engagent, chacun à leur manière, pour notre ville. Dans les structures sportives, culturelles et sociales, dans les conseils de quartier, dans les associations de parents, de riverains ou de commerçants. Cette énergie fait vivre notre ville. Elle est une source de motivation et d’inspiration pour les élus locaux que nous sommes.
Jonathan Bocquet
Groupe Cercle Radical et Place Publique
Une casse sociale de plus en plus assumée et décomplexée !
Vingt ans après l’échec du CPE, le MEDEF revient à la charge avec la proposition d’un CDI avec période d’essai de 3 ans, assorti d’une baisse de 20 % du SMIC pour les jeunes … Les temps changent, mais pas le patronat ! A l’Assemblée, des députés de droite proposent de restreindre le droit de grève dans les transports et d’étendre le travail pendant les jours fériés, 1er mai compris.... Au même moment, Gilbert Cette, un économiste proche d’Emmanuel Macron, va même jusqu’à vouloir interdire le droit de grève pendant les débats parlementaires et durcir la représentativité syndicale histoire de « sauver la démocratie sociale » … Museler les syndicats pour « moderniser le modèle social », « faciliter les licenciements » pour lutter contre le chômage… Autant de formules dont le cynisme cache à peine leur véritable objectif : imposer un modèle de régression sociale généralisée au service des puissants. Pourtant, on sait que ces remèdes sont inefficaces : après des décennies de réformes antisociales, la situation ne s’améliore toujours pas avec une crise qui s’enlise et un chômage qui reste élevé (+ 23 % pour le chômage des jeunes l’an passé). Si la précarisation créait des d’emplois durables, ça se saurait ! A un an des élections présidentielles, cette offensive du patronat contre le monde du travail et ses représentant-e-s n’est pas anodine. Elle vise à baliser le terrain idéologique et médiatique pour préparer de nouvelles (contre)réformes avec l’appui d’une droite et d’une extrême-droite en embuscade. Avec le regain de contestation sociale depuis le mouvement social de 2023 contre la réforme des retraites, le syndicalisme est attaqué de toute part car il est un contre-pouvoir, qui rappelle que le travail n’est pas une marchandise, que les droits conquis sont le fruit des luttes, et que la démocratie ne s’arrête pas aux portes de l’entreprise. Comme en 2006 où la mobilisation avait obtenu le retrait du CPE, c’est par la lutte et dans la rue que devra se construire la riposte !
Groupe Communistes et Républicains
T6 : un accouchement dans la douleur
Depuis 2022, le chantier du tramway T6 a été une longue traversée du désert.Projet important pour le quartier, initié sous l’ancien mandat, nous avions cependant alerté dès le début du processus sur la nécessité d’écoute et de concertation pour éviter au maximum les impacts négatifs. Malheureusement, ce fut tout l’inverse et ce pendant plus de trois ans ! Que ce soit par le choix d’un tracé qui avait fait beaucoup de mécontents, des travaux qui venaient s’ajouter à la longue liste des encombrements de la voie publique, mettant en péril certains commerces et le quotidien des habitants, ou encore les nuisances sonores provoquées par les engins de chantier, avoisinant les 80 décibels chez les riverains, soit le seuil de risque pour l’audition qui oblige les employeurs à fournir des protections auditives à leurs employés. Force est de constater que l’écoute n’aura définitivement pas été le mot d’ordre de ce mandat. En même temps difficile de s’entendre avec 80 décibels chez soi ! Et même la phase de test aura apporté son lot de problématiques. En effet, les habitants de la rue Billon alertent aujourd’hui sur les risques pour la sécurité des piétons et des vélos dans cette rue relativement étroite. Pourtant les réponses apportées sont loin d’être satisfaisantes : « Le “nez” des tramways, plus allongé, permet de mieux protéger cyclistes et piétons en cas de collision ». Une position attentiste loin de la prévention qui devrait être de mise. De véritables mesures de sécurité doivent être étudiées pour cette portion de route. Pour autant, il ne faudrait pas jeter le bébé avec l’eau du bain. C’est d’ailleurs le consensus des habitants qui endurent tous ces désagréments, avec en vue les bénéfices de ce projet.Nous regrettons simplement que le tracé de cette ligne et ses travaux aient été précipités pour se finir avant 2026, sans prendre en compte le quotidien des habitants.
Nous contacter : assistant.groupeVP@mairie-villeurbanne.fr
Les élus d’opposition du Groupe Villeurbanne progressiste