Le dispositif de renfort hivernal présenté par le préfet à Villeurbanne

Le préfet de région Pascal Mailhos a présenté vendredi 8 novembre le dispositif de renfort hivernal d'hébergement du département du Rhône. C'est à Villeurbanne, dans le quartier de Bonnevay, qu'il a choisi de s'exprimer, depuis le centre géré par la Fondation de l'Armée du Salut.
Le préfet de région Pascal Mailhos visite les cuisines du centre d'hébergement d'urgence géré par l'Armée du Salut, en compagnie de Sophie Jansen, directrice de la Fondation Armée du Salut.

Chaque année du 1er novembre au 31 mars, les pouvoirs publics mettent en place un dispositif de veille saisonnière permettant de trouver des solutions d'hébergement pour les personnes sans abri. Cela passe par un renforcement des moyens, adpatés aux besoins des personnes qui sont à la rue, notamment les plus vulnérables. Pour présenter les mesures prises cet hiver dans le Rhône et la Métropole de Lyon, le préfet de région Pascal Mailhos s'est rendu vendredi 8 novembre dans le centre d'hébergement d'urgence géré par l'Armée du Salut, situé dans les anciens locaux de la Ligue de football, au 27, avenue Léon-Blum, à Bonnevay.

Le préfet Pascal Mailhos, entre Clément Vives et Christel Bonnet, lors de sa présentation du dispositif de renfort hivernal 2019/2020.

"Le dispositif de renfort hivernal vient compléter l'offre d'hébergement pérène. Cet hiver, 1200 places seront ouvertes afin de mettre à l'abri les personnes en détresse", explique Pascal Mailhos. Un nombre de places en hausse de 26% depuis 2014 (955), auxquelles s'ajoutent les 5983 places ouvertes à l'année (3095 en 2014, soit une augmentation de 93%). Mais un système qui a ses limites pour le préfet : "Le dispositif d'hébergement est saturé et doit s'adapter. Il faut désaisonnaliser l'accueil afin d'accueillir en urgence tout au long de l'année. Pour cela, le parcours des personnes hébergées doit être plus fluide. Il faut pour cela augmenter le nombre de personnes qui entrent dans les dispositifs progressifs d'insertion". Et pour lui, le doublement en trois du délai d'entrée dans l'hébergement d'urgence est la preuve que quelque chose ne focntionne pas.

En résumé, pour accueillir plus de personnes, certaines doivent sortir de l'hébergement d'urgence, en intégrant un logement social classique. D'où la volonté du préfet d'intensifier les actions d'insertion. Actuellement, 1700 places d'insertion existent dans le département. L'objectif est donc d'en proposer de plus en plus.

Deux exemples dans le quartier de Bonnevay

Le centre visité à Bonnevay, géré par l'Armée du Salut, ne fait que de l'hébergement d'urgence. Ouvert en décembre 2018, l'ancien local de la Ligue de football a été réaménagé pour proposer 26 logements (budget : 300000 euros payés par l'Etat). 126 personnes y sont actuellement accueillies. "Mais 200 en sont déjà repartis", explique Sophie Jansen, directrice de Lyon Cité - Fondation Armée du Salut. "Cela fait qu'en tout, 326 personnes, dont 180 enfants, sont déjà passées apr ce centre. La semaine prochaine, nous aurons encore trois sorties positives de familles qui vont entrer dans leur propre logement".

Venue d'Albanie, Anxhela (ici avec sa fille de 11 mois Leonora) est arrivée au centre de l'Armée du Salut en juin 2019.

A quelques centaines de mètres de là, sur le site de Georges-Lyvet, un exemple de l'autre volet - celui de l'insertion - est en train de voir le jour. Un village de bâtiments modulaires, géré par l’association Habitat et Humanisme, s'installe actuellement. Une expérience qui va durer entre 2 et 3 ans. Ce site permet d’héberger des familles Roms, avec enfants, sans abri et en voie d’insertion, c’est-à-dire disposant d’un droit au séjour et au travail. Au total 75 personnes vont être accueillies. Via un travail d’accompagnement, l’objectif est de leur permettre d’accéder à l’emploi et donc à des revenus réguliers afin d’obtenir, à terme, un logement classique.
 

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