Villeurbanne, fabrique d'athlètes
30 décembre 2025 - Mis à jour le 26 décembre 2025
Prince Folikoe à l'entraînement sur le stade Boiron-Granger
Villeurbanne est une terre de basket, mais pas seulement. Le dynamisme des 180 clubs sportifs associatifs de la ville et de leurs bénévoles permet de faire vivre une grande diversité de disciplines, pour tous les niveaux. Porteur de valeurs d’inclusion et d’accessibilité, le sport local, amateur et associatif est aussi créateur de champions et championnes. Amel, Chloé, Eliott, Matys et Prince sont de ceux-là et vous pourriez les croiser en allant nager au centre nautique Étienne-Gagnaire ou en allant courir sur le stade Boiron-Granger. Alliant sport de haut niveau et études ou travail avec une rigueur qui force le respect, ces jeunes athlètes ont marqué l’année 2025 par leurs performances et s’entraînent déjà pour réitérer leurs exploits en 2026.
Chloé Vallet - Ultimate frisbee
Née en 1996 - joue à l’Asul Ultimate et en équipe de France
> Kinésithérapeute du sport
Ancienne skieuse alpine, Chloé Vallet a commencé l’ultimate en 2018 alors qu’elle cherchait à pratiquer un sport d’équipe. Sélectionnée en équipe de France, elle participe aux World Games en Chine en août 2025 où elle décroche la médaille de bronze. De retour des championnats du monde sur sable au Portugal, elle prépare désormais le championnat du monde des clubs 2026 avec son équipe villeurbannaise.
« L’ultimate est un sport mixte, auto-arbitré et sans contact. Le collectif m’apporte beaucoup, le fait de travailler avec les forces et les faiblesses de chacun et chacune pour s’élever ensemble, ça galvanise, c’est ce que je préfère ».
Eliott Fauron - Natation
Né en 2008 - 200 mètres papillon et 4 nages, nage à Villeurbanne Natation
> Lycéen
Fils d’un coach en tir à l’arc, Eliott Fauron s’est pourtant orienté tout jeune vers la natation, qu’il pratique en compétition depuis sept ans. En 2025, il bat tous ses records, ce qui lui permet d’être qualifié pour les championnats de France junior en 100 et 200 mètres papillon, et de participer à la finale relais 4 x 100 mètres 4 nages en national 2. En 2026, il vise une qualification pour le championnat de France élite.
« J’ai découvert cette année ce qu’était vraiment la compétition, et c’est ce qui me motive le plus. Le dépassement de soi, l’envie de faire mieux me poussent à travailler tous les jours à l’entraînement et à rester positif et concentré en compétition ».
Amel Melih - Natation
Née en 1993 - Sprint nage libre, dos et papillon, Villeurbanne Natation
> Étudiante en dernière année de Master droit notarial
Amel a commencé la natation à 4 ans simplement pour apprendre à nager, avant de se piquer pour le sport et la compétition. À 27 ans, elle participait à ses premiers Jeux Olympiques, à Tokyo, et en 2025, elle s'est qualifiée pour ses 8e championnats du monde en 50 m crawl, papillon et en dos. En 2026, elle vise les Jeux méditerranéens, les championnats du monde… et la validation de son stage en étude notariale !
« Petite je n’étais pas douée du tout en natation, et à force de travail, je me suis retrouvée aux Jeux Olympiques : le sport m’a appris que tout est possible si on s’en donne les moyens. Mais ça demande une rigueur à toute épreuve et une préparation aussi bien physique que mentale ».
Prince Folikoe - Saut en longueur
Né en 2006 - Asvel Athlétisme
> Étudiant en génie mécanique
Après des débuts en tennis, Prince rejoint l’Asvel athlétisme avec sa sœur en 2018. Il concourt d’abord en triathlon, se spécialise en saut en longueur en 2024 et en juillet 2025, alors qu’il est considéré comme outsider dans sa catégorie, il devient champion de France U20 avec un saut de 7m57 ! Ses objectifs 2026 : passer la barre des 8 mètres, se qualifier en championnat de France élite et avancer vers son rêve de professionnalisation dans ce sport.
« Le sport et la compétition m’ont appris la discipline mais aussi à relativiser. Il y a eu une période où mon moteur c’était la rage et la colère, des émotions puissantes mais difficiles à contrôler et qui peuvent devenir contre-productives. Je préfère utiliser l’excitation du moment, le plaisir de pratiquer. Maintenant j’essaie de faire de mon mieux, pas de faire comme les autres, et je me sers de la rivalité comme repère ».
Matys Roseau - Triathlon athlétique
Né en 2010 - Asvel Athlétisme
> Lycéen
Matys a joué au football dans le club d’Ajaccio avant de déménager et de rejoindre l’Asvel Athlétisme en 2021. En 2025, il passe 1m90 en saut en hauteur, signe les meilleures performances françaises U16 de l’année en 100 m haies et lancer de disque, et repart double médaillé des Pointes d’or, championnats de France minimes. En 2026, il voudrait commencer le décathlon*, refaire les championnats de France et pourquoi pas les championnats d’Europe !
« La compétition, c’est le moment où je rentre dans ma bulle, je ne pense qu’à ma technique, à ce que je dois faire. On peut s’amuser avant et après mais au moment de l’épreuve, il n’y a rien d’autre qui compte ».
*(haies, sprint, saut en longueur, en hauteur, à la perche, lancer de disque, de poids et de javelot, 400 et 1500 m)
Interview - Marion Charbonnier : directrice de l'Office du sport Villeurbanne
Les sportives et sportifs présentés dans ce dossier ont été salués par l’OSV lors des Lauriers du sport 2025 : que représentent leurs résultats pour le sport local ?
> Ces jeunes font rayonner l’engagement des clubs au-delà de la ville. Ils montrent que des sportifs de haut niveau aussi s’entraînent dans des associations portées par des bénévoles. Cela démontre aussi que les parcours proposés à Villeurbanne permettent à des sportifs de tous horizons de s’accomplir voire de se professionnaliser. Et ça, c’est inspirant pour les jeunes villeurbannais : des personnes qui habitent dans leur quartier, qui s’entraînent dans les mêmes clubs qu’eux et qui se retrouvent aux Jeux Olympiques et dans des compétitions de haut niveau, ça ouvre le champ des possibles. Cette idée d’accessibilité fait partie des valeurs qu’on défend à l’OSV.
Quel est le rôle de l’OSV vis-à-vis de ces sportifs ?
> L’Office du sport fonctionne selon le même modèle associatif que les clubs de sport amateur qu’il accompagne. Notre rôle, c’est de fédérer, d’accompagner et de valoriser ces clubs. Cela passe par la mutualisation et la mise à disposition de moyens matériels et le partage de compétences via des formations par exemple. Nous organisons aussi des événements, publics comme les Foulées de Villeurbanne qui réunissent des bénévoles de toutes les associations, ou dédiés aux associations. C’est le cas des Lauriers du sport, qui récompensent à la fois les sportifs et les bénévoles qui ont marqué l’année. La vocation de l’OSV est de faire rayonner toutes les disciplines et toutes les formes d’accomplissement dans le sport local.
Chloé Vallet ultimate en match d'Ultimate pendant les World Games (c) Baptiste Fumaroli
En chiffre35 000 personnes sont licenciées dans une association sportive à Villeurbanne. Pour aller plus loin :Tous les clubs et associations sportives de la ville sont référencés sur le site de l’OSV, triés par activité et localisation. Mais pas besoin d’être un athlète de haut niveau pour pratiquer un sport ou une activité physique à Villeurbanne ! Le programme En forme à Villeurbanne s’adapte à chaque public pour favoriser l’activité physique de toutes et tous. En forme dans mon quartier, à tout âge, sur ordonnance… Vous avez le choix ! > Plus d’infos : www.osvilleurbanne.com |