CULTURE - LALCA fait entrer les récits de réfugiés dans les mémoires de la ville

Le 8 avril, LALCA, collectif d'architectes, de chercheurs et d'artistes, offrait au Rize ses portraits sonores réalisés avec les habitants temporaires du Centre d’accueil de demandeurs d’asile de Villeurbanne.
LALCA fait entrer les récits de réfugiés dans les mémoires de la ville

LALCA fait entrer les récits de réfugiés dans les mémoires de la ville

Garée sur le parvis du Rize, la camionnette rouge de l’équipe de Laboratoires d’architectes, lutteurs, chercheurs et artistes (LALCA) laisse échapper des extraits de voix. « On a appelé ça des récits de vi(ll)es. Ce sont des portraits sonores réalisés avec des personnes logées au Centre d’accueil de demandeurs d’asile (CADA) de Villeurbanne, où nous passons en moyenne deux semaines par an depuis 2019 », détaille Florent Ottello, membre de ce collectif lyonnais créé en 2008 dont les travaux de recherche et les créations artistiques permettent de réfléchir sur « comment construire la ville autrement. »

Fruit de ce projet au long cours sur la question de l’hospitalité urbaine, dix cartes postales sont proposées au public. Chacune d’entre elles contient un QR code donnant accès au récit audio d’un habitant temporaire du CADA. « Un des éléments qui ressortait des entretiens menés était le sentiment d’immobilité, d’attente permanente. Cela nous a amenés à reconsidérer ce que doit apporter une ville qui fait acte d’accueil : offrir la possibilité de rêver et de se projeter dans le futur », poursuit Florent Ottello.

LALCA

 

Offertes symboliquement au Rize le 8 avril, ces cartes postales sonores viennent enrichir l’histoire de Villeurbanne. « Ces tranches de vie émouvantes sont une pierre de plus apportée à l’édifice culturel en construction de cette ville où l’on vient s’installer pour quelques mois ou quelques années depuis le 19e siècle », appuie Stéphane Frioux, adjoint au maire de Villeurbanne en charge de la culture.

http://www.lalca.org/

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