TRANSITION ÉCOLOGIQUE - Relevez notre grand défi !

Et si on faisait rimer transition écologique avec “plus” ? Aller vers une vie et une ville plus proche de la nature, plus solidaire, plus juste, plus lente… C’est le défi que Villeurbanne vous invite à relever, pour vivre mieux demain.

>> Alimentation, végétalisation, déchets, énergie, mobilité...
Engagez vous, signez le manifeste

>> Relevez le grand défi n°1 : manger local et de saison


Après deux ans de pandémie, assommés par les récents soubresauts de l’Histoire, la tentation est forte de baisser les bras face à la crise écologique. De se dire que «ça ira» pour oublier qu’on se sent impuissants. Confrontés au dérèglement climatique, nous oublions parfois que nous ne sommes pas seuls, mais au contraire nombreux à être prêts à réécrire l’avenir. Il est là notre grand défi : regarder l’urgence en face, accepter l’ampleur du changement à mettre en œuvre et entrer dans l’action. Coopérer pour transformer nos modes de vie et protéger la biodiversité, l’air que nous respirons, l’eau… nos biens communs.

Rénovation thermique de l'école Louis-Armand

Rénovation thermique de l'école Louis-Armand

Sur tous les fronts
Les villes n’occupent que 2 % de la surface terrestre. Pourtant elles regroupent 50 % de la population mondiale, consomment 80 % de l’énergie et produisent 95 % des gaz à effet de serre. C’est peu dire qu’elles doivent se transformer. À son échelle, Villeurbanne agit déjà. Elle se classe en tête des villes les plus économes en énergie, compte 65 hectares de surfaces végétalisées, 65,5 km de pistes cyclables, propose 47 % de produits locaux/bio dans sa restauration collective… Pour aller plus loin, la Ville a défini un programme d’actions qui concernent l’énergie, la mobilité, la végétation, la biodiversité, l’eau, les déchets, l’alimentation et l’urbanisme. Et cela se traduit concrêtement : audit énergétique de bâtiments municipaux et 18 millions d’euros consacrés à leur rénovation énergétique, passage de l’éclairage public en 100 % énergies renouvelables dès 2023, renouvellement de la flotte de véhicules… La création de grands parcs comme à Grandclément ou à Saint-Jean est l’une des manifestations d’un urbanisme de « transition écologique ». Tous les projets urbains ont dorénavant pour priorités la lutte contre les îlots de chaleur, le bénéfice pour la santé et l’inclusion de tous. La Ville consacre 1,4 million d’euros par an à la végétalisation et la désimperméabilisation des cours d’écoles pour permettre à l’eau de s’infiltrer dans les sols. En matière de déchets, tous les efforts se conjuguent pour aller vers le zéro déchet : expérimentation des couches lavables dans certaines crèches, action pilote dans trois écoles autour du tri du papier et de la réduction des déchets liés aux goûters, multiplication des compos- teurs collectifs et individuels…

L'école Lazare-Goujon et sa cour rénovée

L'école Lazare-Goujon et sa cour rénovée

Garantir l’équité sociale
Et quand la compétence ne dépend pas d’elle, Villeurbanne marque son engagement. En devenant par exemple le terrain d’expérimentation de la collecte des déchets alimentaires lancée par la Métropole: 300 bacs seront installés partout en ville à l’automne 2022 pour que les Villeurbannais y déposent leurs biodéchets. Ou en se fixant la mission de garantir une transition écologique porteuse de justice sociale. « L’une de nos priorités est d’accompagner ceux qui ont le moins de capacités à mettre en œuvre la transition. Et de vérifier que la diversité des situations est prise en compte, comme par exemple dans le cadre de l’élargissement de la Zone à Faibles Émissions », souligne Agnès Thouvenot, première adjointe déléguée à la Transition écologique. Une transition au bénéfice de tous est au cœur de la promesse que porte Villeurbanne. «Avec des logements mieux isolés, la facture de gaz est moins élevée. Si on le peut, troquer sa voiture pour la marche à pied ou le vélo, ca coute moins cher et c’est bon pour la santé » Comme agir seule ne suffira pas,
Villeurbanne veut faire avec tous ceux et toutes celles qui le souhaitent. C’est le grand défi lancé ce mois d’avril : s’engager dans un projet de société partagé pour vivre mieux demain. La coopérative d’énergie citoyenne montée dans le quartier   Buers-Croix-Luizet illustre ce mouvement collectif. Les projets retenus dans le premier budget participatif vont dans le même sens, à l’instar de l’installation de nichoirs à chauves-souris dans les cours d’école ou de bacs à plantation participatives au Tonkin autour du parc de l’Europe.

Relever ce grand défi, c’est aussi s’appuyer sur les acteurs vertueux. Comme les 13 établissements petite enfance de la ville engagées dans la démarche « écolo-crèche» qui les amène à privilégier les produits d’hygiène d’origine naturelle, les jouets en bois et à rendre omniprésent le rapport à la nature, contribuant ainsi à façonner la sensibilité au monde de 7 000 enfants. Ou comme les Alchimistes, structure d’insertion par l’emploi de Saint-Jean, qui collecte et composte les biodéchets des cantines, en sensibilisant les enfants à la lutte contre le gaspillage alimentaire. Il représente 300 euros par an et par personne : le réduire est donc à la fois écologique et économique.
Relever le grand défi de la transition, c’est enfin en faire une envie : en lançant, dès ce mois-ci, le rendez-vous des petits défis, en postant ses recettes de saison sur Instagram, en participant aux plantations citoyennes proposées lors de   Villeurbanne côté jardins, le festival de la nature en ville, du 17 au 23 avril.

Les véhicules de la Ville roulent au gaz

Les véhicules de la Ville roulent au gaz

Vous aussi, vous pouvez commencer à relever le défi et signer dès maintenant le Manifeste pour la transition écologique de Villeurbanne. Aux actes, citoyens !

 

- FOCUS
Mieux chez moi : à l’assaut de l’habitat énergivore
Alors que les prix de l’énergie explosent, une solution pour réduire la facture sans renoncer à se chauffer est d’améliorer l’isolation de son logement. Le dispositif Mieux chez moi proposé par la Ville est là pour aider les propriétaires à monter leur projet d’éco-rénovation. Une permanence est organisée un mardi sur deux à l’hôtel de ville. « Nous guidons les habitants vers le type de travaux envisageables – isolation de la façade, du toit, changement de fenêtres, de chauffage – et les informons sur les aides qu’ils peuvent obtenir selon leur cas», décrypte Aude Richard, animatrice de la permanence pour Soliha, association au service de l’habitat. En cumulant les aides nationales, de la Métropole et de la Ville, un projet peut être pris en charge jusqu’à 60 %. 2 500 logements en ont bénéficié en 2019 pour leur éco-rénovation ou leur adaptation à la perte d’autonomie, l’autre volet de Mieux chez moi.
Prochaines permanences: 12 et 26 avril. Sur rendez-vous : 04 37 28 70 20 ou contact.69@soliha.fr

- ZOOM
La culture en mode durable
Comment rendre les 700 évènements labellisés Capitale française de la culture responsables? La Ville a mené l’enquête l’an dernier et la formation arrive en tête des besoins. Deux sessions ont déjà été organisées sur les déchets et sur la communication responsable. Des acteurs comme le festival Woodstower, référence en la matière, ou Aremacs, association spécialisée sur ces questions, accompagneront certaines manifestations. Enfin un guide pratique arrive d’ici peu. Mine d’inspiration, il liste les bonnes pratiques (collecter les biodéchets, faciliter le covoiturage, choisir un traiteur responsable) et les partenaires à mobiliser. «Il ne s’agit pas d’imposer, mais de donner les moyens, même aux petites structures culturelles, d’entrer en transition », conclut Aurélie Loire, élue aux évènements et pratiques culturelles responsables.
 

Agnès Thouvenot
adjointe déléguée à la Transition écologique, à l’urbanisme et à l’habitat

Pourquoi Villeurbanne aborde-t-elle la transition écologique sous l’angle collectif ?
Agnès Thouvenot : - Les enjeux sont trop importants pour prétendre que la Ville pourrait faire seule la transition écologique. Nous avons des responsabilités en termes d’équipements publics, de développement des lignes de transports en commun, d’achat public responsable, bien sûr. Mais c’est avec les citoyens, les associations et les acteurs économiques que nous pouvons et voulons enclencher cette transition.

En quoi le grand défi consiste-t-il ?
Agnès Thouvenot :  - À mutualiser les énergies pour une transition écologique qui permette de mieux vivre. La transition écologique, ce n’est pas seulement du CO2 et des coefficients de biodiversité, c’est une occasion de changer notre rapport au monde. Notre défi consiste aussi à nous assurer que la transition écologique garantit la justice sociale et que les contraintes que l’on fait peser sur les plus modestes ne sont pas disproportionnées par rapport à leurs moyens. Les plus pauvres sont ceux qui produisent le moins de CO2 et qui sont les plus touchés.

Comment la Ville y contribue-t-elle ?
Agnès Thouvenot :  - Villeurbanne se positionne comme accompagnateur de changement. D’abord en valorisant les acteurs déjà exemplaires et en les mettant en réseau. Ensuite en accompagnant ceux qui ont envie d’entrer dans la transition écologique. Et enfin en agissant là où elle est compétente : par exemple à Chamagnieu, qui accueille chaque année plus de 3 000 enfants et contribue à construire leur rapport à la nature et aux autres.

 

- LES OBJECTIFS D'ICI 2025

100 % de produits bio et locaux utilisés par la cuisine centrale
30 jardins partagés
Retenir 100 % des eaux de pluie
Réduire les émissions de gaz à effet de serre de  la ville de 20 %

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