Une classe théâtre au collège Jean-Jaurès
12 février 2026 - Mis à jour le 12 février 2026
Les élèves répètent un texte de Samuel Gallet.
« J’adore le théâtre depuis longtemps et j’espère en faire mon métier », explique Émilie, élève de 3e au collège Jean-Jaurès. « Je fais du théâtre depuis la 6e, j’ai toujours adoré jouer des personnages », glisse Ilhan, lui aussi en 3e.
Tous deux font partie des 17 élèves de 3e et 4e du collège Jean-Jaurès qui répètent des textes de l’auteur et metteur en scène français Samuel Gallet, chaque lundi en fin de journée. Ils ont intégré la classe à horaires renforcés théâtre, depuis la rentrée de septembre au collège Jean-Jaurès. Elle est ouverte aux élèves volontaires, sans prérequis.
Spectacles au TNP
Ces deux heures de pratique sont encadrées par une de leur professeure et par la comédienne et metteuse en scène Claude Leprêtre. Elle leur fait travailler ce jour-là différentes scènes et les transitions. Texte à la main, les élèves écoutent attentivement, se lancent. Les conseils s’enchaînent sur leur placement, le son de leur voix, l’intonation. Les scènes ainsi travaillées feront l’objet d’un spectacle début mars au TNP, partenaire du dispositif. Le vendredi, les élèves suivent une heure de cours plus théorique sur le théâtre. Pendant l’année, ils auront l’opportunité d’assister à cinq spectacles, dont trois au TNP.
Une compagnie dans la cour
Le collège développe d’autres projets autour du théâtre. Il propose notamment des ateliers d’1h30 dès la 6e. Les élèves peuvent également rencontrer les artistes de la compagnie Le doute est permis, présents en résidence dans une tiny house installée dans la cour jusqu’en février. L’occasion pour les élèves de découvrir le processus de création et pour les artistes de se nourrir de la vie de l’établissement. La thématique de la pièce, adaptée du roman « Comment les fourmis m’ont sauvé la vie » de Lucia Nevai autour de la construction de soi est propice à de très enrichissants échanges. « Nous faisons travailler les élèves autour de thématiques. Ils peuvent aussi nous laisser des messages dans la boîte aux lettres de la tiny house. Il y a tout le temps du monde ici et cela nourrit notre écriture », sourit Anca Bene, l’une des membres de la compagnie.