Tablier et Saveurs : une cuisine locale, maison, de saison et… un bar à goûter !

Ingénieure de formation, Véronique Tormen a opéré une reconversion dans la cuisine à 30 ans. Après plusieurs expériences professionnelles, la Villeurbannaise a ouvert son premier restaurant en janvier aux Charpennes. « Tablier et Saveurs » mêle la cuisine lyonnaise (mais pas que) et un bar à goûter !

C’est une histoire de reconversion et de passion. Rien ne prédisposait Véronique Tormen a passer derrière les fourneaux. La Grenobloise arrive à Villeurbanne en 2003 pour suivre les cours de l’Insa. Trois ans plus tard, diplôme en poche, elle intègre un cabinet d’étude. « La route, les bouchons, les réunions stériles, la communication par mail avec le collègue du bureau d’à côté… Ce n’était pas pour moi. J’ai fait un stage dans un bouchon lyonnais, chez Georges, et j’ai décidé que je voulais faire de la cuisine mon métier », raconte la cheffe avec son débit de mitraillette. Véronique Tromen va à l’essentiel, dans la vie, comme en cuisine.

A 30 ans, elle se lance dans un CAP. Un fois le sésame en poche, elle retourne travailler dans le bouchon de la rue du Garet où elle avait découvert avec délice la cuisine lyonnaise. Toujours en quête de nouveautés, elle monte en parallèle sa petite entreprise de cheffe à domicile, puis tâte à la restauration collective à partir de 2017. « Je voulais évoluer, diriger un site… Avec mes diplômes et mon expérience, cela me semblait possible. Mais il fallait des années et je voulais pas attendre ! A ce stade, je me suis dit qu’il valait mieux que je suis ma propre patronne ». Pour que la sauce prenne, Véronique Tormen se forme d’abord à la création d’entreprise durant 3 mois, puis cherche un local. C’est dans sa ville qu’elle reprend l’emplacement de la Petite Tendance, aux Charpennes, en octobre 2019. Les travaux sont terminés et le restaurant baptisé Tablier et Saveurs ouvre début 2020. « On a pu rester ouvert pile deux mois… », lâche la cheffe. Mais il faut plus pour abattre ce tempérament en perpétuelle fusion.

Le 11 mai, dès le début du déconfinement, la cheffe se lance dans la vente à emporter, puis rouvre enfin son restaurant. Certes, la salle est passée de 30 à 14 couverts, la terrasse ne peut accueillir que 8 convives… Qu’à cela ne tienne, ça rissole, ça grille, ça mijote à niveau derrière les fourneaux.

« Je fais tout moi-même, salé et sucré. Je voulais un lieu qui propose une cuisine locale, généreuse et de saison, à tendance lyonnaise. Je change au moins un plat de la carte tous les jours. L’après-midi, on reste ouvert et on propose un bar à goûter. Ce concept me tenait à coeur : c’est un peu un salon de thé de grand-mère ! Il y a des tartes, des cakes, des mousses au chocolat… et des thés, des tisanes bio, des boissons fraîches. Cet été, on aura des glaces », se régale d’avance celle qui n’adore rien d’autre que de sortir de sa cuisine pour venir échanger avec ses clients.

Pour avoir un ordre d’idée, un plat seul est proposé à 12€, la formule entrée, plat, dessert est à 19€. Petit plus : plats salés comme desserts, la vente à emporter continue.

>> Ouvert tous les jours à midi et l’après-midi, sauf week-end (privatisation possible). Plus d’infos sur le site https://tablieretsaveurs.fr/ ou au 04 78 52 21 47.

 

A lire aussi