Discriminations - Non, les métiers n’ont pas de sexe

Les préjugés ferment encore trop souvent la porte à certaines carrières, jugées trop féminines ou trop masculines. Dans la réalité, nous devons toutes et tous pouvoir choisir le métier qui nous plaît. La ville de Villeurbanne vient de lancer une nouvelle campagne pour briser les préjugés.
Une des affiches de la campagne "Egalité femmes hommes" lancée par la ville de Villeurbanne.

Vouloir être chirurgien quand on est une fille ; sage-femme quand on est un garçon. Et pourquoi pas ? Les stéréotypes ont la vie dure, mais au 21e siècle en France, il est largement temps de savoir les dépasser. Nous pouvons toutes et tous choisir notre orientation, faire le métier de notre choix.

La ville de Villeurbanne lance une nouvelle campagne sur ce sujet toujours d’actualité, mais n’a pas attendu d’en faire une campagne d’affichage pour le mettre en pratique. L’exemple de Sarah Boisel est parlant. Cette employée de la Ville, âgée de 48 ans, a changé d’orientation professionnelle il y a une dizaine d’années pour faire enfin un métier qui la faisait rêver quand elle était petite : « Je voulais être kinésithérapeute ou menuisier. Ce dernier métier m’attirait particulièrement car mon grand-père l’avait exercé. Mais chez moi, on m’a dit de passer mon bac… J’ai finalement travaillé dans les métiers de l’animation, cependant l’envie de travailler de mes mains, de travailler le bois en particulier, était toujours très présente », explique Sarah.

 

Sarah Boisel travaille au service menuiserie de la ville de Villeurbanne.

Elle décide finalement de franchir le pas et s’inscrit à une formation à l’AFPA. Un choix qu’elle n’a pas regretté. « C’est vrai qu’il y a encore peu de femmes dans mon métier, pourtant je n’ai jamais eu de difficultés à l’exercer, ni même pour trouver un emploi. Parfois, on me propose de porter des choses lourdes… que j’ai déjà portées en atelier. Ça reste bienveillant. Il y a encore des a priori mais je sens que les choses commencent à changer ».

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