Il y a 75 ans, Villeurbanne était libérée

Villeurbanne a commémoré les 75 ans de sa libération, ce samedi matin, aux Gratte-Ciel. L'occasion pour le maire Jean-Paul Bret de revenir sur l'agression de Laurent-Bonnevay, le week-end dernier.

Les cérémonies de commémoration de la Libération se sont déroulées ce samedi 7 septembre dans le centre-ville de Villeurbanne. Les commémoration ont débuté par un dépôt de gerbes devant la plaque rappelant l’insurrection des 24, 25 et 26 août 1944, situé esplanade Geneviève Anthonioz-de-Gaulle. Les participants se sont ensuite rendu sur l'avenue Henri-Barbusse. Le cortège s'est rendu devant le monument de la Libération, place Lazare-Goujon, où l’unionl ocale de l’UFAC,  l’association des anciens combattants de la Résistance (ANACR) et les associations d’anciens combattants, résistants et déportés de Villeurbanne, ainsi que le maire ont déposé des gerbes.

Accompagné par le conseiller municipal délégué chargé des anciens combattants, Jean-Paul Bret, maire de Villeurbanne, s'est exprimé devant l'assistance. Après avoir rappelé ce « samedi 2 septembre 1944, en fin d’après-midi, quand les chars alliés entraient dans Villeurbanne par la route de Genas, libérant officiellement notre ville », Jean-Paul Bret a fait remarquer que les drapeaux de la ville étaient en berne pour souligner une actualité récente et tragique : « Il y a une semaine, Timothy Bonnet était assassiné à la station Laurent-Bonnevay par un forcené qui blessait, au même moment, huit autres personnes ». Le maire a salué ces « citoyens et agents des TCL qui ont pris la situation en main, arrêtant l’individu, l’isolant en attendant les forces de l’ordre et de justice. En agissant ainsi, ils évitaient un carnage ».

« Leur courage nous éclaire »

« Dans la période sombre que traverse notre pays, leur courage nous éclaire. La question de ce que l’on aurait fait hier, confrontés à la guerre, est abyssale et finalement sans réponse. Mais ce matin, nous pouvons parler de ce que des citoyens ont accompli aujourd’hui. Cela n’a pas permis de sauver Timothy. Mais cela nous aide à ne pas désespérer. Pour reprendre l’idée du philosophe Ernest Renan, dont une école de Cusset porte le nom, une nation s’incarne à la fois dans le passé avec "la possession en commun d’un riche legs de souvenirs" et dans le présent qui conjugue "le désir de vivre ensemble" et la volonté de continuer à faire valoir l’héritage qu’on a reçu », a conclu Jean-Paul Bret.

 

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