"Jacques Chirac a incarné plus que d’autres un parcours d’homme d’Etat"

Le maire de Villeurbanne Jean-Paul Bret a réagi à la disparition de l'ancien chef de l'Etat Jacques Chirac, qui "avait réussi, au fil d’une riche et dense vie politique, à tisser une relation particulière" avec les Françaises et les Français.
Jacques Chirac, lors d'une visite à Villeurbanne en 1994, lors de sa campagne présidentielle (archives INA).

A l'annonce du décès de l'ancien président de la République Jacques Chirac, ce jeudi 26 septembre, le maire de Villeurbanne Jean-Paul Bret a immédiament réagi : "J’ai appris avec tristesse la mort de l’ancien président de la République, Jacques Chirac.  Cette disparition marque les Françaises et les Français avec lesquels il avait réussi, au fil d’une riche et dense vie politique, à tisser une relation particulière".

Pour Jean-Paul Bret, "Jacques Chirac, ministre du général de Gaulle, maire de Paris, député de la Corrèze, premier ministre à deux reprises, a incarné plus que d’autres un parcours d’homme d’Etat".

« Notre maison brûle, et nous regardons ailleurs »

"Il a su porter la parole de notre pays, il a été un des tout premiers dirigeants d’envergure à annoncer et alerter sur la crise environnementale que nous connaissons avec la célèbre formule lancée devant les Nations unies, « notre maison brûle, et nous regardons ailleurs »… Il a trouvé les mots justes pour dire le rôle que l’Etat français avait joué lors de la rafle du Vel’d’Hiv et plus largement dans la mise en place de la politique de collaboration. Il a enfin évité à notre pays l’aventure hasardeuse et lourde de conséquences de la guerre en Irak", a poursuivi le maire de Villeurbanne.

"Héritier du général de Gaulle et de Georges Pompidou, il a su incarner un équilibre dans l’exercice du pouvoir. Il a surtout démontré bien souvent des qualités humaines, lui qui aimait les gens et ne les méprisait pas. Homme cultivé, féru et même expert d’art primitif, il aura combattu inlassablement pour l’édification du musée Branly à Paris. Je veux retenir enfin, les mots justes et forts qu’il avait su trouver pour dire aux Français la peine qui était la sienne au moment du décès de François Mitterrand, qu’il avait pourtant politiquement combattu avec vigueur. Cette élégance et cette humanité avaient fini par nous convaincre qu’au-delà des étiquettes il était un homme d’Etat qui a toujours su refuser les compromissions avec les ennemis de la République".

Lors de cette visite de septembre 1994, Jacques Chirac avait visité le lycée Frédéric-Faÿs (archives INA).

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