Jean-Paul Bret signe la convention locale contre les violences

Le maire de Villeurbanne a signé, mardi 11 février en préfecture, la convention locale contre les violences LGBTphobes. Cette signature, qui fait suite à de nombreuses agressions LGBTphobes dans l’agglomération, démontre la volonté d’agir fortement pour mettre fin à ces actes.

Cosignée par le Préfet, le maire de Villeurbanne, le maire de Lyon, le président de la Métropole, le procureur de la République, le directeur académique des services de l’Éducation nationale et d’associations (Centre LGBTI+ Lyon, SOS homophobie, le Forum Gay & Lesbien de Lyon, FLAG !), cette convention locale contre les violences LGBTphobes propose un panel d’actions dans les domaines de l’éducation, de l’information et de la formation, mais également des mesures de sécurisation et de prévention, en particulier autour des lieux identifiés comme sensibles.
Le plan d’actions qui accompagne cette convention se décline en un volet sur la prévention et l’accompagnement, mais aussi sur la répression des actes LGBTphobes. L’État s’engage pour apporter une réponse répressive et judiciaire, dissuasive et pédagogique, afin qu’aucun acte ne reste impuni.

« Les enjeux de la lutte contre ces violences sont importants : les plaintes pour actes LGBTphobes sont en augmentation ; il y a les attaques physiques, les coups qui relèvent parfois de véritables passages à tabac. Ils ne se passent pas ailleurs, ni loin de nous, mais bel et bien dans notre agglomération et dans nos villes », a commenté le maire de Villeurbanne Jean-Paul Bret. « A côtés des attaques physiques, il y a les insultes et les violences verbales, il y a les discriminations, il y a les petites phrases et les regards. Ces violences parfois quotidiennes, elles sont dénoncées. Mais ce sont aussi beaucoup trop de personnes LGBT qui se sont habituées à ‘’vivre avec’’. Et ce sont donc beaucoup d’actes qui restent dans le silence. A Villeurbanne, nous sommes engagés de longue date dans une politique de lutte contre les discriminations. Nous allons inscrire notre action contre les violences et discriminations homophobes dans ce cadre. Comme nous l’avons fait pour les discriminations ethno-raciales et l’égalité femmes-hommes, nous formerons nos agents municipaux et notre police municipale aux violences LGBTphobes ».

Jean-Paul Bret a également rappelé qu’ « il est important de mobiliser le droit mais aussi la pédagogie et l’éducation pour déconstruire un certain nombre de stéréotypes et préjugés tenaces, qui créent des ruptures d’égalité et qui sont un fléau et une blessure souvent profonde, pour les personnes qui les vivent ».

 

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