Soutien psychologique : du nouveau pour jeunes et adultes

La crise sanitaire a agi comme révélateur et un accélérateur de situations d’angoisse, de stress et d’anxiété chez certains jeunes et adultes. La ville de Villeurbanne s’est saisie de cet enjeu majeur de santé publique et ouvre trois permanences du Point accueil écoute adulte et une nouvelle antenne du Pont accueil écoute jeunes pour renforcer l’existant.
Du nouveau pour jeunes et adultes

Stress, déprime, anxiété, addictions, repli sur soi… La crise sanitaire a accru les situations de mal-être et de dépression chez les personnes vulnérables qui se retrouvent hyper-fragilisées, avec une aggravation des signes de détresse psychologique. Et fait naître aussi ces sentiments chez d’autres pourtant moins apparentés « à risques », notamment les jeunes adultes entre 18 et 24 ans. A cela s’ajoutent les difficultés d’accès aux structures de soins en santé mentale. Comme partout en France, la psychiatrie publique de secteur est déshéritée et l’offre libérale saturée ou peu accessible financièrement. Ces constats montrent l’importance d’avoir des lieux de parole de proximité, gratuits, où des psychologues reçoivent jeunes ou adultes, pour leur offrir une écoute avant que la situation ne se dégrade.

La Ville a donc décidé de créer et de renforcer son réseau de points accueil écoute. Il existait déjà un dispositif pour les 12-25 ans : le Point accueil écoute jeunes aux Gratte-Ciel et ses trois antennes de quartier (PAEJ). Une nouvelle antenne a vu le jour en janvier au Tonkin, quartier le plus peuplé de la ville. Et trois Points accueil écoute adultes ont ouvert leurs portes. « Même si cette question n’est pas une compétence municipale, la santé mentale est un sujet important de santé publique que nous ne pouvons ni ne voulons ignorer », souligne Agathe Fort, adjointe chargée de la Ville inclusive, des discriminations et de la santé.

Points accueil écoute adultes
-    Espace 30 à Saint-Jean – 30, rue Saint-Jean - le vendredi de 9 h à 12 h et de 14 h à 17 h
-    Maison des services publics du Tonkin – 4, allée H.G. Clouzot - le jeudi de 13 h 30 à 17 h
-    Centre social de Cusset – 87-89, rue Pierre-Voyant - le lundi de 14 h à 17 h
-    Sur rendez-vous par téléphone au 07 88 38 02 78 ou par mail : point.ecoute.adultes@mairie-villeurbanne.fr.

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Nouveau Point accueil écoute jeunes
-    Maison des services publics du Tonkin – 4, allée H.G Clouzot -  le mercredi de 14 h à 17 h (sur RDV au 04 78 03 67 73).
Antennes existantes :
-    Direction de la santé publique – 27, rue Paul-Verlaine – du lundi au vendredi de 9 h à 18 h
-    Maison des services publics des Buers – 32, rue du 8-mai-1945 – le vendredi de 9 h à 12 h et de 13 h à 17 h
-    Espace 30 – 30 rue Saint-Jean – le mercredi de 14 h à 18 h
-    Maison de quartier des Brosses – 41, rue Nicolas-Garnier - le mercredi de 9 h à 12 h et de 13 h 30 à 17 h.

Rendez-vous : 04 78 03 67 73.
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Caroline Martinez, psychologue des Points accueil écoute adultes  
"Le démarrage s’est bien passé, les besoins sont là. La souffrance psychosociale – liée à des conditions de précarité économique et sociale - s’est accrue ces deux dernières années. Les personnes que je reçois ont des profils et des âges variés. Leur point commun est qu’ils ou elles lâchent prise, n’arrivent plus à faire face seuls et s’isolent. Je suis là pour les aider à trouver des points d’appui qui les remettent doucement en mouvement. Consulter un psychologue est une ressource qui ne va pas forcément de soi mais lorsqu’on tourne en rond sans trouver de solution, quelqu’un qu’on ne connaît pas et qui ne juge pas peut aider à y voir plus clair. Les séances sont gratuites, elles s’adressent en priorité aux personnes qui ont de petits budgets et ne peuvent pas avoir recours au libéral."

Agathe Fort, adjointe chargée de la Ville inclusive, des discriminations et de la santé
"La crise sanitaire, l’isolement, les difficultés économiques ont révélé des fragilités et augmenté la détresse psychologique, notamment chez les jeunes, à l’âge où la sociabilisation est essentielle. De plus, dans le champ de la santé mentale, le contexte national rend l’accès aux soins très difficile, avec un manque criant d’effectifs, de moyens et d’offres accessibles à tous les budgets. Si la santé mentale n’est pas une compétence municipale, la situation est suffisamment préoccupante pour que nous agissions. La prévention est très importante, le soutien et l’accompagnement des personnes en souffrance aussi. Le choix d’ouvrir ces points d’accueil est une réponse à notre niveau, même si elle ne vient pas tout résoudre."

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