Villeurbanne se végétalise contre la surchauffe urbaine
4 avril 2025

Les travaux du mail piétonnier et paysagé en contre-bas du parc de l'Europe, au Tonkin, à Villeurbanne.
Villeurbanne poursuit sa transformation pour lutter contre la surchauffe urbaine (1) et offrir aux habitants des espaces plus verts et agréables. Avec près de 7 millions d’euros investis cette année, la ville multiplie les aménagements végétalisés pour réduire les îlots de chaleur et offrir un meilleur cadre de vie aux habitants.
Avec l’avancée des travaux, le maire de Villeurbanne Cédric Van Styvendael s’est rendu sur trois chantiers vendredi 4 avril : le parc Raphaël-de-Barros, le parc aux Hérissons et surtout la promenade Jean-Monnet, qui ouvrira le 9 mai.
Place aux parcs
Depuis 2020, Villeurbanne a gagné 8 hectares d’espaces verts. Cette dynamique continue en 2024 et 2025 avec plusieurs projets majeurs. À Flachet, le parc Raphaël-de-Barros remplace un ancien parking par 4 400 m² de nature. A la place de 5 000 m² de béton, l’espace est occupé par une prairie centrale, des équipements sportifs et des « bacs de jardinage en accès libre », présente Livia Delaporte, cheffe de projet à la direction des espaces publics et naturels.
Dans le quartier des Brosses, le parc aux Hérissons (14 791 m²) met en place une gestion partagée avec les habitants. Conçu pour préserver la biodiversité, il intégrera une plaine arborée, un théâtre de verdure ou encore un jardin ensauvagé « dans lequel aucun aménagement n’est fait autre qu’un chemin pour circuler », indique le collectif d’habitants “1000 et 1 hérissons”.
Le 4 avril, Cédric Van Styvendael, maire de Villeurbanne, a visité plusieurs chantiers dont celui du parc De-Barros.
Un urbanisme plus durable
En parallèle, Villeurbanne requalifie ses espaces publics pour y intégrer plus de végétation. La promenade Jean-Monnet au Tonkin, « dont les travaux se termineront le 9 mai », précise Livia Delaporte, sera plus ombragée et accessible. Tracé sinueux, pieds d’arbres végétalisés, échiquiers ou encore aires ludiques sont les nouveautés de la promenade. Des chicanes basses « remplacent les barrières en métal pour rendre l’accès plus facile, notamment aux poussettes », explique Livia Delaporte.
Avec les sols végétalisés ou encore l’augmentation de la canopée urbaine, la ville agit pour limiter la surchauffe urbaine, améliorer la qualité de l’air et offrir aux habitants des lieux de détente adaptés.
1. La surchauffe urbaine désigne l’augmentation de la chaleur dans les villes comparée aux zones rurales environnantes. Elle est causée par l’urbanisation, l’absorption de chaleur par les surfaces bétonnées et l’activité humaine, créant des îlots de chaleur.