La Forge du mouton noir : le forgeron des Brosses

Au Bel Air Camp, Loïc Troch fabrique des couteaux de cuisine artisanaux d’inspiration japonaise dans la Forge du mouton noir.

Loïc Troch dans sa Forge du mouton noir (c) Thanh Nguyen

Il s’appelle Loïc Troch, c’est un ancien informaticien devenu forgeron et cela fait maintenant un an qu’il a posé son enclume au Bel Air Camp, dans le quartier des Brosses. Là, dans la Forge du mouton noir, son atelier, il fabrique des couteaux artisanaux entièrement faits sur place, dans la plus pure tradition des forgerons d’antan et dans le style des maîtres couteliers japonais.

De l'ordi au silex

Ici, pas ou peu de machines, on chauffe le fer au charbon de bois, on attise les flammes avec un soufflet manuel, avant de forger entre le marteau et l’enclume, à la force du poignet.

« J’utilise même un silex pour lancer mon feu, explique l’artisan coutelier, c’est comme un petit rituel ».

 

Loïc Troch dans sa Forge du mouton noir (c) Thanh Nguyen

(c) Thanh Nguyen

« L’idée c’est vraiment de tout faire à l’ancienne, de participer à la préservation d’un savoir-faire ancestral et de le transmettre aussi », insiste le forgeron, qui évolue désormais bien loin des ordinateurs. « Pour moi, c’est un peu un contre-pied par rapport à mon boulot dans l’informatique, surtout avec l’arrivée de l’intelligence artificielle qu’on met de partout, je ne m’y retrouvais plus ».

Infos pratiques

Présent sur les marchés locaux de créateurs, Loïc Troch n’a toutefois pas totalement laissé les nouvelles technologies derrière lui puisqu’il partage régulièrement son quotidien sur les réseaux sociaux et que la Forge du mouton noir dispose d’une boutique en ligne.

laforgedumoutonnoir.fr/

Instagram : @laforgedumoutonnoir

A lire aussi